- mai 28, 2026
- Par 7buts
- 2 h
- 0 Comments
Presnel Kimpembe réagit aux propos de Kylian Mbappé sur le RN
La sortie de Kylian Mbappé sur la montée du Rassemblement National relance, une fois encore, la question de la parole des footballeurs dans le débat public. À mi-mai, l’attaquant du Real Madrid s’était exprimé dans Vanity Fair sur ses inquiétudes concernant l’avenir politique de la France, évoquant sans détour les conséquences possibles d’une victoire du Rassemblement National lors de l’élection présidentielle de 2027.
Une prise de position qui n’a pas tardé à faire réagir, notamment dans son cercle proche en équipe de France. Ancien coéquipier de Mbappé au Paris Saint-Germain et chez les Bleus, Presnel Kimpembe a été interrogé sur RTL et a livré une réponse mesurée, entre respect, distance et relativisation.
Dans son entretien, Mbappé n’a pas cherché à masquer son ressenti. Sans adopter un ton militant, il a exprimé une forme de préoccupation citoyenne : «Une possible victoire de l’extrême droite aux élections présidentielles de 2027 ? Moi, ça me touche, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes», a-t-il expliqué, en référence à une éventuelle arrivée du RN au pouvoir.
Kimpembe choisit la distance, sans opposition frontale
De son côté, Kimpembe, aujourd’hui joueur du Qatar SC, n’a pas cherché la confrontation. Bien au contraire. Le défenseur central a rappelé la liberté de chacun de s’exprimer, tout en refusant de s’inscrire dans un débat politique structuré. «Si j’ai été sensible aux propos de Kylian Mbappé sur le RN ? Ça ne m’inspire pas. C’est ce que lui pense. Si je ne suis pas du tout engagé politiquement ? Ce n’est pas une question d’être engagé ou non. Chacun est libre de dire et de penser ce qu’il veut. On est en France. Il a le droit à la parole. Il a le droit de s’exprimer. S’il veut mener ce combat-là, c’est son choix, et il faut savoir le respecter. Moi, si j’ai besoin d’en parler, je vais en parler. J’ai toujours défendu certaines causes. Par exemple, j’ai une association. Je fais attention aux enfants, aux enfants défavorisés qui sont dans le besoin, mais la politique, ce n’est pas mon truc.», a-t-il confié avant d’ajouter : «Si je ne suis pas effrayé comme Kylian Mbappé ? Ce n’est pas une question d’être effrayé. Chacun pense ce qu’il veut, chacun dit ce qu’il veut, mais il faut y penser quand même»