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Real Madrid : Florentino Pérez dégoupille et lâche ses quatre vérités

La scène a surpris tout le monde ce mardi au siège de Real Madrid. Le président Florentino Pérez a convoqué une conférence de presse d’urgence particulièrement tendue, qui s’est rapidement transformée en véritable démonstration de force face aux médias espagnols. Alors que de nombreuses rumeurs circulaient sur son avenir, le dirigeant madrilène a annoncé la convocation de nouvelles élections, tout en affirmant qu’il ne quitterait pas son poste.

Dès son entrée en scène, Florentino Pérez a voulu couper court aux spéculations : «Ils disent que j’ai un cancer en phase terminale, qu’ils veulent que je parte ? Alors allons aux élections et voyons qui peut gagner contre moi», a-t-il lancé avec fermeté. Le président merengue a ensuite confirmé sa position : «Je suis au regret de vous annoncer que je ne démissionnerai pas. J’ai demandé à la commission électorale d’entamer la procédure en vue de nouvelles élections du conseil d’administration, à laquelle notre conseil d’administration se présentera»

Un clash frontal avec la presse espagnole

La conférence a rapidement dégénéré en confrontation directe avec plusieurs journalistes, notamment du média ABC. Pérez a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne médiatique hostile contre le club : «ABC, un journal que j’apprécie beaucoup, prétend qu’avant la réunion du conseil d’administration, j’aurais dit : « Je suis très fatigué. » Mais croyez-vous que je dirais cela avant d’y entrer ? David Sánchez de Castro, est-il là ? Pour le saluer, pour comprendre pourquoi il publie cela. Je me lève tôt le matin et je suis le dernier à me coucher, je travaille comme un forcené», a-t-il martelé, visiblement agacé.

Le dirigeant madrilène a également rappelé les succès du club sous sa présidence : «Nous avons remporté 66 titres en football et en basket-ball, et le monde entier ne comprend pas ce qui se passe. Je ne pars pas ; je serai le dernier à partir. Les propriétaires du Real Madrid sont les membres, et si quelqu’un veut se présenter aux élections, il ne doit pas proférer de menaces, il doit se présenter. Il doit se manifester, comme je l’ai fait en 2000, avec quelque 170 millions d’euros, pour que Roberto Carlos et Illgner puissent percevoir leurs salaires. Je veux mettre fin à ce courant anti-madridiste qui s’est installé. Nous allons convoquer des élections, et je dois le faire pour défendre les membres. Certains veulent s’emparer du Real Madrid, que nous avons hissé au rang de plus grand club du monde».

Attaques contre la presse et défense du projet madrilène

Dans un discours offensif, Pérez a défendu la valeur du Real Madrid sur la scène mondiale : «Le Real Madrid est la marque la plus forte et la plus précieuse au monde, le club jouissant de la meilleure réputation. Pourquoi les journalistes s’en prennent-ils au club le plus prestigieux, le plus valorisé, celui qui compte le plus de supporters au monde ? C’est un bien commun. Et l’effectif le plus précieux au monde. J’ai honte de le dire, mais ils m’ont élu meilleur président de l’histoire. Certains jeunes veulent se présenter, qu’ils se présentent».

Il a aussi évoqué l’affaire arbitrale dite Negreira, affirmant que le club prépare un dossier destiné à l’UEFA. «Il y a trois ans, nous avons pris conscience que nous étions confrontés à une affaire de corruption comparable à l’affaire Negreira, le plus grand scandale de l’histoire. Il est incompréhensible que des arbitres de cette époque siègent encore dans notre championnat. Nous préparons un dossier important que nous présenterons immédiatement à l’UEFA», a assuré Florentino Pérez.

Tensions internes et affaire Tchouaméni–Valverde

En parallèle, le club a récemment été secoué par une altercation entre Aurélien Tchouaméni et Federico Valverde. Pérez a reconnu l’incident tout en minimisant sa gravité : «Je trouve ça vraiment grave, et je trouve cela encore pire que ce soit devenu public. Ça fait 26 ans que je suis là, et il n’y a pas eu une seule année où deux joueurs ne se soient pas battus… ou quatre. Mais je trouve ça vraiment grave que ça sorte de la maison. Toutes les années sous ma présidence, il y a eu des bagarres. Comme se battent les jeunes : l’un donne un coup de pied, l’autre le rend, et ensuite ils sont amis. Pour moi, le plus grave reste la fuite, car ça laisse entendre qu’il y a autre chose de plus sérieux qu’une simple bagarre où, le lendemain, ils sont amis et vont prendre un café ensemble. Je crois que c’est la première fois que je vois ça en 26 ans et ça m’inquiète».

Mourinho brièvement évoqué

Interrogé sur José Mourinho, le président a refusé de s’étendre, préférant recentrer le débat sur la gestion du club et la défense de son institution. «Je ne vais pas parler des entraîneurs ni des joueurs, je me bats pour rendre les actifs aux membres. On les leur prend, à ce que je vois jour après jour. Certains journalistes veulent mon départ», rétorqua-t-il avant de céder à l’insistance des personnes présentes en salle de presse. «Nous ne sommes pas dans cette phase de procédure ; nous veillons à ce que le Real Madrid appartienne à ses membres. Je souhaite en discuter avec eux, les inviter à s’exprimer, à me dire ce qu’ils ont fait pour le Real Madrid au cours de leur vie. Je dois mettre un terme à cette campagne absurde contre le Real Madrid. S’il y a jamais eu un Real Madrid plus glorieux, s’ils m’ont élu meilleur président de l’histoire du club et de tous les clubs, je me défendrai, non pas pour moi-même, mais pour l’institution. Mais aujourd’hui, nous ne parlons pas de football, car j’ai une priorité à traiter», a-t-il conclu. Il convient de rappeler que Florentino Pérez dirige le Real Madrid depuis 2000, avec une interruption entre 2006 et 2009, période durant laquelle le club a remporté plusieurs titres nationaux et internationaux, dont 15 éditions de la Ligue des champions européenne.

7buts

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