De retour sur le banc du Real Madrid, José Mourinho a une nouvelle fois affiché son franc-parler. Invité de l’émission «El Chiringuito», l’entraîneur portugais a abordé plusieurs dossiers sensibles du club madrilène, notamment le choix de Rodri de rejoindre le FC Barcelone et la relation particulière qu’il entretient avec Vinicius Junior.
«J’ai le même ADN»
Fidèle à son style, Mourinho n’a esquivé aucun sujet. Le technicien de 63 ans a également expliqué en quoi son approche avait évolué depuis son premier passage dans la capitale espagnole. José Mourinho assure avoir changé avec les années, sans pour autant renier sa personnalité. «Je dirais que j’ai le même ADN. Évidemment, je ne peux pas le cacher ni prétendre être quelqu’un d’autre. Je suis beaucoup plus mature, moins émotif et plus maître de moi. Comme toujours, j’apprends de mes erreurs, mais sans regrets, car je pense que, dans la vie, regretter le passé n’est d’aucune utilité. Apprendre de ses expériences, oui. Dans le coaching, je crois que plus on accumule d’expérience, plus on a de « déjà-vu », et plus on gagne en qualité», a-t-il expliqué.
Mourinho revient sur le choix de Rodri
Le dossier Rodri reste forcément sensible à Madrid. Alors que le Real souhaitait attirer le milieu espagnol, celui-ci a finalement choisi de rejoindre le FC Barcelone. Mourinho assure ne pas regretter son absence, tout en reconnaissant avoir été déçu par les hésitations du joueur. «Non, Rodri ne me manque pas. Nous avons des solutions, nous avons de la qualité, nous avons des joueurs que l’on peut analyser en fonction de leurs performances passées, mais j’aime à penser que je suis capable de les faire progresser. Qu’un joueur qui est comme ça aujourd’hui peut être différent demain», a-t-il déclaré.
L’entraîneur portugais a ensuite révélé avoir échangé à plusieurs reprises avec Rodri et explique que le Real Madrid lui avait formulé une proposition importante. «J’ai parlé avec lui à plusieurs reprises et le Real Madrid lui a fait une très bonne offre. Je pense qu’il y a d’excellentes relations avec City. Sans négocier avec City, le club a contacté Rodri et lui a fait une offre conséquente. Rodri avait des doutes, il a hésité… et ses doutes ont semé le doute chez moi. C’est un joueur extraordinaire et il a été très correct avec nous, je n’ai rien de négatif à dire. Mais le Real Madrid est un club d’une telle envergure qu’il ne peut pas se permettre d’avoir des joueurs qui hésitent. On prend contact et le joueur demande : «Quand est-ce que je dois partir ?». C’est un peu le principe. Rodri a été très correct avec nous, je lui souhaite le meilleur. Pas forcément le meilleur, évidemment. Mais je lui souhaite le meilleur», raconte Mourinho.
Mourinho prend clairement position pour Vinicius
José Mourinho a également été interrogé sur Vinicius Junior, dont l’avenir avait récemment fait l’objet de nombreuses spéculations avant sa prolongation de contrat. Le Portugais assure avoir rapidement compris l’attachement du Brésilien au Real Madrid. «Bien sûr, je lui ai parlé, mais Vinícius est tombé amoureux du Real Madrid. Je lui ai simplement dit : “Vini, où veux-tu aller ? Tu n’as joué qu’au Brésil et tu ne connais que le Real Madrid… On ne connaît vraiment le Real Madrid qu’en partant. Et quand on part… on sait ce qu’est le Real Madrid. Ne pars pas. Ça n’en vaut pas la peine.” Je pense que ce qu’il a ressenti concernant la progression du groupe, notre façon de travailler et de progresser, lui a procuré un sentiment très fort. C’est un joueur qu’il est agréable de voir évoluer. Nous avons beaucoup de talent», affirme-t-il.
«Prestianni était mon joueur, point final»
La polémique impliquant Vinicius et Gianluca Prestianni, ancien joueur de Mourinho, a également été évoquée. Le Brésilien avait accusé l’Argentin de racisme lors d’un match à Benfica. Mourinho assure que cet épisode ne changera rien à sa relation avec Vinicius. «Prestianni était mon joueur, point final, il n’y a pas à discuter. Si Prestianni est mon joueur… Vingt joueurs peuvent venir, mais je suis avec Prestianni, c’est tout. Je pense que Vini le sait maintenant, il sait de quel côté je suis et il sait qu’il peut compter sur moi. L’autre jour, quand on ne lui a pas accordé un penalty aussi flagrant que celui du Bernabéu, j’étais déjà au milieu du terrain à me battre pour lui. Il sait que je serai avec lui», conclu-t-il.








