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Valdo révèle ce que le Brésil doit vraiment changer pour gagner le Mondial

À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’ancien international Valdo affiche un optimisme assumé concernant les chances de la Seleção. Dans un entretien accordé à l’agence Lusa, l’ancien milieu de terrain estime que l’arrivée de Carlo Ancelotti a profondément changé le visage du Brésil, désormais plus solide, plus compact et mieux armé pour viser un sixième sacre mondial.

Selon Valdo, la sélection brésilienne a franchi un cap décisif depuis l’arrivée du technicien italien, appelé à entrer dans l’histoire comme le premier sélectionneur étranger à diriger le Brésil en Coupe du monde. «Le Brésil compte de bons joueurs et, depuis l’arrivée de Carlo Ancelotti, leur jeu est différent, plus compact. Ils forment une meilleure équipe, ce qu’ils n’étaient pas auparavant. Dans ce cas, les joueurs les plus techniques peuvent faire la différence et l’équipe nationale peut aller très loin», a-t-il expliqué.

Le Brésil évoluera dans le groupe C de cette Coupe du monde 2026, aux côtés du Maroc, de l’Écosse et d’Haïti. Un groupe que Valdo juge intéressant, notamment en raison du niveau affiché par le Maroc ces dernières années. «Si vous me demandez si je souhaite que le Brésil affronte le Maroc, je réponds non sans hésiter. C’est une grande équipe, et la plupart de ses joueurs évoluent en Europe. Ils pratiquent un football offensif et créatif, avec des joueurs très puissants. Après leur fiasco à la Coupe d’Afrique des Nations, ils sont, pour l’instant, les champions d’Afrique. Personne ne sait comment. Le Brésil aura beaucoup de travail à accomplir, mais il a les atouts pour s’imposer sur le terrain et démontrer qu’il est le favori», a-t-il souligné..

Des favoris nombreux pour 2026

Au-delà du Brésil, Valdo refuse de désigner un favori unique pour la compétition. Il élargit même le cercle des prétendants à plusieurs grandes nations du football mondial. «Le Brésil a tous les atouts pour prétendre au titre. Pour moi, il n’y a pas d’équipe favorite. Parmi les prétendantes, j’inclus le Portugal, la France, qui est forte, l’Espagne, avec un football à la fois audacieux et solide, l’Allemagne, le Brésil et [le tenant du titre] l’Argentine, composée de joueurs créatifs, engagés, volontaires et disciplinés tactiquement, qui parviennent parfois à hisser l’équipe nationale au plus haut niveau, même sans pratiquer un football spectaculaire», a-t-il déclaré.

Valdo nuance toutefois son propos en rappelant que la Seleção actuelle n’a plus les mêmes caractéristiques que les générations mythiques des années 70, 80 ou 2000. «Même si ce n’est plus le Brésil des années 70 ou de 1982 qui a fait rêver tout le monde, il reste très fort et peut désormais compter sur Carlo Ancelotti comme grand leader, qui a déjà insufflé un nouveau souffle à l’équipe nationale. Quand on parle de football brésilien, on pense immédiatement à Garrincha, Zico, Falcão, Cerezo, Sócrates ou Ronaldo, etc., mais les temps ont changé et les joueurs doivent s’adapter à la nouvelle dynamique du football mondial», a-t-il expliqué.

La discipline d’Ancelotti comme facteur clé

L’ancien international insiste également sur l’impact tactique du coach italien, qu’il juge déterminant dans la montée en puissance de la Seleção. «Le Brésil défend bien mieux aujourd’hui grâce à sa discipline tactique. Les équipes de Carlo Ancelotti sont constantes, solides, et chacun connaît son rôle. En sélection, il faut en être conscient et créer les conditions permettant aux joueurs créatifs de faire la différence. Ancelotti possède ce don, avec sa façon de parler paternelle, toujours calme mais ferme. Sans fermeté, impossible de réussir. C’était un excellent choix», a-t-il ajouté.

Leader d’un groupe de 48 équipes dans cette Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, le Brésil arrive avec de grandes ambitions. Cinq fois champion du monde (1958, 1962, 1970, 1994, 2002), il reste la seule nation à avoir disputé toutes les éditions du tournoi. Mais depuis son dernier sacre, la Seleção enchaîne les désillusions, avec plusieurs éliminations en quarts de finale.

Pour Valdo, la clé du succès réside désormais dans la gestion mentale et collective, plus que dans la seule qualité technique. «Les joueurs brésiliens ont eu, ont et auront toujours du talent, mais le football de rue n’existe plus. Aujourd’hui, presque tous les entraînements se déroulent dans des académies, où le ballon circule parfaitement. Jouer dans la rue et sur ces terrains affreux où nous jouions et étions heureux nous a inculqué une technique dont, parfois, personne ne comprenait l’origine», a-t-il conclu.

7buts

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