Après son départ du Real Madrid, Xabi Alonso est prêt à relever un nouveau défi. Le technicien espagnol va désormais diriger Chelsea, où il s’apprête à débuter une nouvelle aventure sur le banc de Stamford Bridge. Dans un entretien accordé à The Athletic, l’ancien milieu de terrain est revenu sur son passage au Bernabéu, les raisons de son choix de rejoindre les Blues, mais aussi sur les leçons qu’il tire de son expérience madrilène.
Xabi Alonso assure avoir rapidement laissé derrière lui son aventure au Real Madrid. Après une période de repos et de réflexion, il se dit impatient de retrouver le quotidien d’un entraîneur. «Heureusement, je n’ai pas gardé beaucoup de séquelles de ma carrière. Bon, j’en ai une, mais elle guérit. Maintenant qu’elle est guérie, je suis très motivé et déterminé à savourer ce nouveau chapitre (à Chelsea) autant que je l’ai fait à mes débuts à Madrid», a-t-il assuré.
Une analyse lucide de son passage au Real Madrid
L’entraîneur espagnol ne cache pas que son expérience à Madrid lui a laissé quelques regrets. Il explique avoir pris le temps d’analyser les raisons de son départ afin d’en tirer des enseignements pour la suite de sa carrière. «Avec le recul, je retiens les points positifs et j’analyse ce qui n’a pas fonctionné. J’ai été très autocritique, réfléchissant à ce que j’aurais pu faire de mieux, car les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. On apprend de ses déceptions et on essaie de croire que les choses vont s’améliorer.», a-t-il reconnu.
Alonso estime que cette expérience lui a permis de progresser dans plusieurs domaines, aussi bien sur le plan tactique que dans la gestion humaine. «(Du côté des aspects positifs), il y a eu de nombreuses expériences, l’adaptation que j’ai dû faire, certaines choses qui ont fonctionné et d’autres qui n’ont pas fonctionné, tant au niveau du jeu que de la gestion des personnes. C’est un mélange de tout.», a-t-il analysé.
Une coupure pour retrouver de l’énergie
Avant de s’engager avec Chelsea, le technicien espagnol a volontairement pris ses distances avec le football afin de se ressourcer. «Surtout pour me ressourcer, car l’énergie dont on a besoin en tant qu’entraîneur… il faut être plein d’énergie pour pouvoir la transmettre aux autres. C’est primordial de transmettre cette passion, cet enthousiasme pour le jeu à chaque entraînement, dans chaque plan de match. J’ai consacré ce temps principalement à cela. Je n’ai pas beaucoup regardé de football… Il s’agissait surtout de moi, de ressentir les choses.», a-t-il ajouté.
Le projet de Chelsea a fait la différence
Xabi Alonso révèle que les discussions avec les dirigeants londoniens ont rapidement confirmé qu’ils partageaient la même vision pour reconstruire le club. «C’était lié au projet, car j’avais un regard extérieur sur Chelsea. Je voyais les points positifs, mais aussi mes points faibles. Je les ai donc abordés. Pour le club, les directeurs sportifs… c’est un processus qui a connu des réussites et d’autres qu’ils souhaitent corriger. Le plus important, c’est que nous ayons fait la même analyse. Si nous avions eu des points de vue différents, le point de départ n’aurait probablement pas été le bon. Jusqu’à présent, nous prenons les bonnes décisions.», a-t-il révélé.
Guardiola, une source d’inspiration
Enfin, le nouvel entraîneur de Chelsea a évoqué sa relation privilégiée avec Pep Guardiola lorsqu’il évoluait au Bayern Munich. Une période qui a fortement influencé sa vision du métier. «Nous étions très proches. J’étais très curieux. J’étais à un stade de ma carrière où je pouvais aller le voir dans son bureau et lui demander : “Pep, pourquoi fait-on ça ? Quelle est la stratégie ?” À 20 ans, je n’aurais peut-être pas eu l’assurance nécessaire pour aller voir l’entraîneur et lui poser ces questions. Mais à ce moment-là, compte tenu de la confiance que nous avions, je n’avais pas le choix.», a-t-il conclu.


