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Zinedine Zidane : les confidences choc de Louis Saha

Le quart de finale de la Coupe du monde 2006 entre la France et le Brésil reste dans les mémoires comme l’une des plus grandes soirées de Zinedine Zidane. Vainqueurs 1-0 grâce à un but de Thierry Henry sur un coup franc du numéro 10, les Bleus avaient surtout assisté à une prestation hors normes de leur meneur de jeu.

Présent sur le terrain en fin de rencontre, Louis Saha a vécu ce moment de très près. Et plus de quinze ans après, il reste encore impressionné par ce qu’il a vu. Invité du podcast Kampo de Smaïl Bouabdellah, l’ancien international français ne cache pas son admiration. «Si c’est la plus belle symphonie footballistique ? J’aime bien le mot que tu dis là. C’est une symphonie, c’est excellent. Pour moi, la démonstration de football que ZZ fait ce jour-là, c’est la première et dernière fois que je me suis senti spectateur d’un match où j’étais vraiment impliqué. Comme je t’ai dit, je suis très concentré mais là, je ne pouvais pas. Là, je ne regardais que lui, je me dis “Mais qu’est-ce qu’il est en train de leur faire ?” C’était la folie. On parle de pression et tout mais moi je parle de responsabilité. Bon ZZ ce n’est pas quelqu’un qui parlait, te donnait le capitanat, mais ce n’est pas quelqu’un qui va te parler etc. Ce n’est pas sa force. Mais c’est un capitaine de performance par rapport à son aura et tout. Et là tu te dis “Il est en train de nous faire une dinguerie et qu’il manque presque de respect aux joueurs brésiliens», a-t-il déclaré.

Un joueur qui a dominé les plus grands

Au-delà de la performance technique, Louis Saha insiste sur l’impact psychologique de Zidane sur les Brésiliens : «C’était vraiment une symphonie parce que du début jusqu’à la fin il te faisait comprendre que dans la finesse de son toucher il était à la fois brésilien et à la fois français. Il t’amenait à comprendre le football avec une simplicité mais une grâce que je n’avais jamais vu. Je pense qu’il a marqué les Brésiliens. Ils n’attaquaient plus au bout d’un moment. Ils avaient peur de lui. Ronaldinho avait peur de lui, ce n’est pas normal de faire ça à ces joueurs-là, qui manquent de respect à tout le monde, à toute la planète. Ça voulait dire qu’ils avaient trouvé leur maestro. Il leur a donné la leçon c’était impressionnant, et je te parle de la Coupe du Monde. Ils veulent le terminer, mettre fin à sa carrière. Déjà l’Espagne, dans les journaux ils l’avaient un peu tué. Avec ZZ on était au fond du bus avec Makélélé et ça parlait “Ah ils veulent me tuer’… Ce sont des moments tellement forts que le voir après vraiment donner une leçon de football à toutes ces équipes-là, tu dis là non, lui il est trop loin. Et c’est dommage qu’il arrête aussitôt ou presque parce que je pense qu’il a encore du football. Jusqu’à 2008-2009 il pouvait jouer», a-t-il ajouté.

7buts

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