- juin 8, 2026
- Par 7buts
- 10 h
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«Je refusais d’y croire», le récit bouleversant de Diogo Dalot sur Diogo Jota
Dans une lettre ouverte particulièrement émotive publiée sur The Players’ Tribune, Diogo Dalot s’est livré avec une sincérité rare. Le joueur de Manchester United y revient sur des moments intimes de sa carrière, mais surtout sur la disparition tragique de son compatriote et coéquipier en sélection Diogo Jota. Un témoignage bouleversant, marqué par le choc, l’incompréhension et le souvenir d’un ami proche.
Dalot raconte avec précision le moment où il a appris la nouvelle, un instant qu’il décrit comme irréel et impossible à accepter. «Quand nous avons perdu Diogo Jota l’été dernier, j’ai refusé d’y croire. Je m’entraînais seul au Portugal quand j’ai pris mon téléphone et j’ai vu une dizaine de messages de Cláudia. J’ai appelé Bruno. J’ai envoyé des messages à tous ceux qui pourraient avoir des informations. Même après la confirmation de son décès, cela me paraissait trop cruel pour être vrai. Quelques semaines auparavant, nous avions fêté ensemble notre victoire en Ligue des Nations. Je le voyais encore à mes côtés. Soulevant le trophée. Dansant sous une pluie de confettis», confie-t-il.
Dans son récit, le défenseur portugais insiste sur les liens forts qui unissaient les joueurs de la Seleção, au-delà du terrain. «Je venais de me marier. J’avais trois enfants merveilleux. À 28 ans, j’avais encore tellement à offrir. Être son coéquipier était un honneur. Je me souviens d’une des premières fois où nous étions ensemble sur le banc de l’équipe nationale, à regarder le match. Une touche a été accordée à l’équipe adverse. Soudain, Diogo s’est levé du banc, a couru vers la ligne de touche et a commencé à protester auprès du quatrième arbitre», écrit-il.
Au fil des lignes, le vide laissé par Diogo Jota devient central. Dalot décrit notamment les vestiaires et les trajets en équipe nationale, où l’absence de son ami se fait douloureusement sentir. «Quand le cercueil a quitté l’église et que j’ai vu la souffrance de sa femme, j’ai eu le cœur brisé. Dans le bus de l’équipe nationale, Diogo s’asseyait toujours à côté de Rúben Neves, son meilleur ami. Mais ensuite, ce siège était vide. Rúben était seul, et on voyait bien qu’il était désemparé. Aucun de nous ne savait.», raconte-t-il.
Malgré la douleur, le défenseur de Manchester United évoque aussi une forme de responsabilité collective : celle de poursuivre ce que Diogo Jota aurait voulu accomplir avec la sélection portugaise. «Je crois que tout ce qu’il nous reste à faire, c’est poursuivre son rêve. Il voulait désespérément voir le Portugal devenir champion du monde. Nous n’allons pas seulement nous battre pour notre pays. Nous allons nous battre pour Diogo», affirme-t-il.