Javier Milei : le président argentin recadre Messi et ses coéquipiers

7Buts
Par
3 Min Lecture

La célébration de l’Argentine après sa victoire contre l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde 2026 continue de provoquer de vives réactions. Après avoir vu les joueurs de l’Albiceleste brandir un drapeau des îles Malouines au coup de sifflet final, le président argentin Javier Milei a une nouvelle fois pris ses distances avec cette initiative.

Dans un entretien télévisé, le chef de l’État a estimé que le football ne devait pas être utilisé pour porter des revendications politiques, même lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi sensible que les Malouines.

«Il n’est pas bon de mélanger l’huile et l’eau»

Pour défendre son point de vue, Javier Milei a pris l’exemple d’Elvis Presley, rappelant la réponse du chanteur lorsqu’il avait été interrogé sur la guerre du Vietnam. «On avait demandé à Elvis ce qu’il pensait de la guerre, et il avait répondu qu’il était artiste et qu’il ne commentait pas la politique. C’est exactement la même chose ici : c’est du sport, un jeu. Il n’est pas bon de mélanger l’huile et l’eau», a déclaré le président argentin.

Milei comprend les joueurs, mais fixe une limite

Le président a toutefois nuancé ses critiques en estimant que les internationaux argentins avaient probablement réagi sous le coup de l’émotion après leur qualification. «Les joueurs peuvent agir sous le coup de l’émotion à cet instant précis. Cela ne peut pas être accepté de la part des politiques, car leurs propos pourraient être interprétés comme une déclaration de guerre», a-t-il expliqué. Javier Milei a également indiqué partager la position du sélectionneur Lionel Scaloni, favorable à une séparation claire entre le sport et les enjeux politiques.

- Publicité -

Sa sortie sur Maradona fait déjà polémique

La déclaration la plus commentée reste toutefois celle concernant Diego Maradona et son mythique doublé contre l’Angleterre lors de la Coupe du monde 1986. «Nous devons faire preuve de calme. Le but de Maradona contre les Anglais, ou n’importe quel autre but, ne nous a pas ramené les îles Malouines. Ils ne nous ont pas rendu la monnaie de leur pièce», a affirmé le président.

Milei mise sur la diplomatie

Le président a enfin défendu la stratégie de son gouvernement, assurant que des avancées avaient été obtenues sur le plan diplomatique. «Nous avons poussé les Nations unies à contraindre l’Angleterre à s’asseoir à la table des négociations, et cela s’est bel et bien produit. Nous menons une action diplomatique si efficace que les États-Unis ont exprimé leur soutien, tout comme la Chine et certains secteurs en Angleterre», a-t-il affirmé. Ces nouvelles déclarations prolongent celles formulées quelques jours auparavant, lorsque Javier Milei avait déjà qualifié la célébration des joueurs argentins de «comportement peu avisé», rappelant que «les joueurs ne font pas partie de la diplomatie».

Partager cet article avec votre entourage
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *