L’équipe de France a officiellement ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Après quatorze années passées sur le banc des Bleus, Didier Deschamps a transmis le flambeau à Zinédine Zidane, désormais chargé de mener la sélection française vers de nouveaux sommets. Un choix qui apparaît comme l’aboutissement d’un long parcours pour l’ancien numéro 10, qui a patiemment construit son expérience avant d’accepter le défi ultime.
Présenté officiellement ce mardi 28 juillet 2026 aux côtés de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football, Zidane n’a pas caché son émotion au moment de prendre les commandes de l’équipe de France. Le champion du monde 1998 a tenu à rendre hommage à son prédécesseur : «Je donnerai tout pour que la France reste au sommet. Je voudrais aussi féliciter Didier Deschamps pour ces quatorze années à la tête de l’équipe de France. Bravo pour tout ce que tu as accompli. Je pense que tout le monde t’est reconnaissant pour le travail réalisé. Je voulais simplement te dire bravo. Une nouvelle étape va désormais s’ouvrir, mais avec la même ambition : voir l’équipe de France gagner. Le président m’a choisi pour prendre la relève et j’ai désormais hâte de me mettre au travail.»
Désormais engagé jusqu’à la Coupe du monde 2030, Zidane retrouve une fonction qu’il convoitait depuis plusieurs années. Mais avant d’être le patron des Bleus, il a pris le temps d’apprendre son nouveau métier, notamment au Real Madrid où il a occupé plusieurs fonctions : conseiller de Florentino Pérez, adjoint de Carlo Ancelotti lors de la conquête de la Ligue des champions 2014, entraîneur de la Castilla puis entraîneur principal à deux reprises entre 2016 et 2021.
La formation de Limoges, une étape essentielle dans la carrière de Zidane
Contrairement à certains anciens grands joueurs qui choisissent une voie accélérée après leur carrière, Zinédine Zidane a préféré suivre un parcours classique. Entre 2012 et 2014, il a intégré le Centre de droit et d’économie du sport de Limoges afin d’obtenir les connaissances nécessaires pour sa reconversion. Dans cette promotion, il côtoyait notamment Olivier Dacourt, Éric Carrière, mais aussi Greg Ursule, aujourd’hui directeur sportif de Rodez.
Ce dernier a livré un témoignage rare sur cette période où Zidane préparait déjà son avenir. «On était la promo numéro 7 et on s’appelait la septième compagnie. Intérieurement, je suis sûr que Zinedine voulait devenir entraîneur, mais il voulait savoir si d’autres métiers du foot pouvaient lui plaire, comme le rôle de manager qui semblait l’intéresser. Il se sentait capable de découvrir autre chose et ne savait pas trop ce qu’il ferait», raconte-t-il dans les colonnes de L’Équipe.
Le petit défaut de l’étudiant Zidane
Son ancien camarade de classe décrit un élève impliqué, curieux, mais avec certaines préférences bien marquées. Zidane se passionnait surtout pour les aspects humains et la gestion des hommes. «Il était attentif, avec son stylo et son cahier. Il aimait les cours sur l’identité d’entreprise, les cours sur les ressources humaines ou les cas pratiques sur les gestions de crise dans les grandes entreprises. Il posait plein de questions là-dessus car il avait vite fait le lien avec le Real. Les matières financières, les cours sur la fiscalité du foot, tout ça, ça l’emmerdait. On avait un groupe de célébrités (Eric Carrière, Olivier Dacourt…) dans lequel il imposait son charisme en douceur. Ni expansif ni caché, le bon placement au bon endroit, comme toujours. Et surtout, il avait une super lecture des gens, il ne se trompait jamais», explique Greg Ursule.


