Zinédine Zidane fait une étonnante confession sur son Ballon d’Or

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Réputé pour sa discrétion et son calme, Zinédine Zidane reconnaît pourtant avoir connu quelques moments d’excès de confiance au cours de sa carrière. En 1998, après avoir remporté la Coupe du monde avec l’équipe de France, le Français s’était notamment laissé emporter par l’euphorie autour du Ballon d’Or.

Auteur d’un doublé en finale contre le Brésil, Zidane avait été l’un des grands artisans du premier sacre mondial de l’histoire des Bleus. Quelques mois plus tard, il remportait le Ballon d’Or 1998. Mais avant même l’annonce officielle du résultat, le joueur de la Juventus Turin reconnaît qu’il s’était quelque peu enflammé.

«J’avais fait un peu le beau»

Dans un entretien accordé à L’Équipe en juin 2022 à l’occasion de ses 50 ans, Zidane était revenu avec beaucoup de franchise sur cette période particulière. «J’avais fait un peu le beau avant de l’avoir. Ce n’est pas tellement mon genre d’habitude ? Non, mais j’étais un peu trop confiant les semaines avant le vote. Je me suis un peu enflammé dans quelques interviews. Je n’ai jamais été du style à dire : “Je mérite ça ou ça.” Mais avec ce Ballon d’Or, en 1998, je me la racontais un petit peu», avait-il reconnu. Le Français explique que l’enjeu était particulier à ses yeux. Après avoir été sacré champion du monde devant son public, il se savait favori pour la plus prestigieuse récompense individuelle. «Ce n’était pas trop moi mais j’avais tellement envie de l’avoir (rires). J’étais le meilleur joueur du monde. Ça n’arrive pas souvent ! Et à moi, qu’une fois. Il y a peut-être des préférences dans les votes mais quand tu l’as, tu l’as ! C’est toi le meilleur joueur du monde à ce moment-là. Et c’est beau», avait poursuivi Zidane.

Après le Mondial, Zidane reconnaît avoir «tout relâché»

Si 1998 reste l’une des années les plus marquantes de sa carrière, Zidane estime pourtant que son meilleur niveau n’a pas forcément été atteint durant la deuxième partie de cette année. Après le sacre mondial, son rendement avec la Juventus Turin avait nettement diminué. Une conséquence directe, selon lui, de la difficulté à se remettre mentalement d’un tel accomplissement.

«1998, ma plus belle année de joueur ? Les six premiers mois jusqu’à la finale, pas les six derniers. Après la Coupe du monde, je suis catastrophique ! Je ne mettais plus un pied devant l’autre. Même mes copains me disaient : “Mais c’est ton cousin qui joue, c’est ton cousin qui est revenu à la Juve !” Quand vous gagnez un grand titre comme la Coupe du monde, vous avez tendance à vous relâcher. Et moi, je me suis vraiment bien relâché ! Et pour repartir, c’est dur. Il faut du temps. Après janvier, j’ai réenclenché. Très bien en janvier et février puis je me suis blessé. Cent jours. La saison finie. Puis j’ai repris pour une saison 1999-2000 au top avec la victoire en apothéose à l’Euro. Là, j’étais… au top ! Pendant les deux-trois saisons suivantes, je n’ai plus lâché l’affaire», poursuivait l’ancien numéro 10.

«L’Euro 2000 reste le summum de cette génération»

Avec le recul, Zidane considère même que sa meilleure période se situe davantage autour de 1999-2000 que lors de l’année du sacre mondial. «1998, c’était mon année. Mais je pense que 1999-2000 a été ma plus grande saison. Pas que pour moi. Pour toute notre génération en bleu. Notre équipe de France était exceptionnelle. L’Euro 2000 reste le summum de cette génération. À l’Euro, on était injouables», avait conclu Zidane.

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