Roger Federer n’est plus milliardaire. L’ancien champion suisse a vu sa fortune passer sous la barre symbolique du milliard de dollars après une forte baisse du cours de l’action de la marque sportive On, dont il détient une participation importante.
L’ancien numéro 1 mondial avait rejoint le très fermé club des sportifs milliardaires avec une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars, selon Forbes. Une richesse largement liée à son investissement dans On, marque suisse de chaussures et de vêtements avec laquelle il collabore depuis 2019.
Federer perd 52 millions de dollars en une journée
Federer posséderait environ 3 % du capital de On. Lorsque l’entreprise était valorisée près de 15 milliards de dollars, sa participation était estimée à plus de 375 millions de dollars. Mais la situation a brutalement changé mardi. L’action de On a chuté de plus de 20 %, après la publication de résultats qui, malgré des ventes record, n’ont pas totalement convaincu les investisseurs. L’entreprise a également revu à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires. Cette dégringolade boursière a directement affecté la fortune de Federer. D’après Forbes, l’ancien tennisman aurait perdu environ 52 millions de dollars, faisant passer son patrimoine estimé à 952 millions de dollars. Le Suisse sort ainsi provisoirement du club très fermé des sportifs milliardaires.
Federer n’est plus que l’un des grands noms du tennis
Avant cette baisse, Roger Federer figurait parmi les sportifs ayant dépassé le seuil du milliard de dollars. Il rejoint désormais un groupe de huit athlètes milliardaires, parmi lesquels plusieurs légendes du sport. L’ancien tennisman roumain Ion Țiriac reste largement en tête avec une fortune estimée à 2,3 milliards de dollars. Il avait été le premier sportif à franchir ce seuil, notamment grâce à ses investissements dans l’immobilier, l’automobile et les services financiers.
Dans le basket, Michael Jordan est estimé à 4,3 milliards de dollars, tandis que Magic Johnson disposerait d’environ 1,6 milliard. LeBron James complète le contingent des basketteurs milliardaires avec une fortune évaluée à 1,4 milliard de dollars. Le golf est représenté par Tiger Woods, dont la fortune est estimée à 1,5 milliard de dollars. Enfin, le football compte trois représentants : Cristiano Ronaldo avec environ 1,2 milliard de dollars, Lionel Messi avec 1,1 milliard, et David Beckham avec environ 1 milliard.
Une fortune bâtie bien au-delà du tennis
Même s’il n’est plus milliardaire selon cette estimation, Roger Federer reste l’un des sportifs les mieux rémunérés de l’histoire. Au cours de ses 24 années de carrière, le Suisse a remporté 103 titres et accumulé près de 131 millions de dollars de prize money. Mais l’essentiel de sa fortune provient de ses activités commerciales et de ses nombreux contrats publicitaires. Avant impôts, ses revenus hors des courts auraient atteint environ 1 milliard de dollars au cours de sa carrière. Parmi ses partenariats les plus lucratifs figure notamment celui avec Nike. Federer aurait perçu environ 150 millions de dollars de la marque américaine sur une période de vingt ans. En 2018, il a ensuite quitté Nike pour rejoindre Uniqlo dans le cadre d’un contrat de dix ans estimé à 300 millions de dollars. L’absence de chaussures dans la gamme d’Uniqlo lui a notamment permis de développer parallèlement sa relation avec On, basée à Zurich.
On, un investissement devenu stratégique
La collaboration entre Federer et On ne s’est donc pas limitée à un simple contrat de sponsoring. Le Suisse est devenu un véritable investisseur et partenaire de développement de la marque. Cette stratégie lui a permis de profiter considérablement de la croissance spectaculaire de l’entreprise depuis son introduction à la Bourse de New York en 2021. Mais elle comporte également un risque : lorsque le titre progresse, la valeur de sa participation augmente rapidement ; lorsqu’il chute, sa fortune personnelle est directement affectée. Malgré cette perte de 52 millions de dollars, Federer reste donc extrêmement fortuné et dispose toujours d’importants revenus issus de ses nombreux partenariats avec des marques internationales comme Rolex, Mercedes-Benz, Lindt ou Moët & Chandon.


