En pleine reconstruction après les départs de plusieurs cadres et de Pep Guardiola, Manchester City entame un nouveau chapitre de son histoire. Dans un entretien accordé à The Athletic, Josko Gvardiol est revenu sur cette période charnière, évoquant le départ de son entraîneur, les adieux de Bernardo Silva et de John Stones, mais aussi l’élimination douloureuse de la Croatie face au Portugal lors de la Coupe du monde 2026.
Le défenseur croate a d’abord expliqué que l’annonce du départ de Pep Guardiola avait été faite au bon moment, malgré les interrogations de certains joueurs. «Certains disent qu’il aurait pu nous le dire plus tôt, d’autres qu’il ne pouvait pas. C’était le moment idéal, car s’il nous l’avait dit plus tôt, cela aurait pu nous affecter psychologiquement. Nous savions que, tôt ou tard, il devrait nous l’annoncer. Il est ici depuis dix ans et il est temps pour lui de se reposer un peu, de prendre sa retraite», a confié Gvardiol.
L’international croate a également rendu hommage à Bernardo Silva, annoncé en partance pour le Real Madrid. Très proche du milieu portugais, Gvardiol estime que ce changement était attendu depuis longtemps. «Bernardo et moi sommes de très bons amis. Il va énormément nous manquer et nous réaliserons vraiment son absence lorsque tout le groupe sera réuni. Je pense qu’il est à sa place. Cela fait très longtemps qu’il évoque la possibilité de jouer en Espagne», a-t-il déclaré.
Un hommage appuyé à John Stones
Autre départ marquant, celui de John Stones. Gvardiol a raconté la complicité qui unissait le défenseur anglais à Matheus Nunes, tout en révélant une anecdote personnelle. «À chaque dîner ou fête d’équipe, John était l’un des plus drôles. Lui et Matheus formaient un duo incroyable. Maintenant qu’il est parti, Matheus va énormément regretter son âme sœur», a-t-il lancé avec le sourire. Puis il a dévoilé un secret sur leur relation. «Quand j’étais plus jeune, je ne dirais pas que John était mon idole, mais il faisait partie des meilleurs défenseurs du monde. C’est un secret, mais chaque saison je lui demandais de me dédicacer un maillot ! Nous étions très proches. On parlait souvent de football, mais pas tout le temps, parce qu’il faut aussi savoir déconnecter.», a-t-il expliqué.
Le Mondial 2026 reste une blessure ouverte
Gvardiol est également revenu sur l’élimination de la Croatie en huitièmes de finale de la Coupe du monde face au Portugal. Un but qu’il croyait égalisateur avait finalement été refusé pour un hors-jeu détecté par la technologie après un infime contact avec les cheveux d’Igor Matanovic. Le défenseur n’a toujours pas digéré cette décision.
«À ce moment-là, c’était un véritable tourbillon d’émotions. Au début, j’étais probablement l’homme le plus heureux du monde, puis nous avons compris que le but était annulé à cause des cheveux et de tout le reste…», a-t-il regretté. Toujours marqué par cette élimination, Gvardiol a dénoncé une décision qu’il juge difficile à accepter. «C’est une situation absurde, à cause de ces cheveux, et aussi parce que, à la télévision, on n’a vu qu’un seul contact, alors que sur toute l’action, dès le centre, il y a des contacts, et avant que Matanovic ne touche le ballon avec ses cheveux, je crois qu’il y en a eu deux, qu’on n’a pas pu voir à la télé. C’est dur à encaisser : à cause de ça, on est éliminés de la Coupe du monde», a-t-il conclu.


