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«Ils ont insulté ma mère», Samir Nasri choqué

Présent en tant que consultant pour Canal+, Samir Nasri a vécu une soirée tendue lors de la demi-finale retour de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal à Munich. L’ancien international français, aujourd’hui reconverti dans les médias, a confié avoir été la cible d’insultes de la part de certains supporters parisiens, allant jusqu’à évoquer des attaques visant sa famille.

Pour la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal, Samir Nasri ne fera pas le déplacement à Budapest. L’ancien joueur de l’OM et des Gunners sera bien présent à l’antenne, mais depuis les studios parisiens. Un choix assumé par le consultant, qui explique avoir laissé sa place à deux figures plus directement associées aux clubs concernés : David Ginola côté PSG et Robert Pirès côté Arsenal.

«Mais ça fait partie du jeu en tant qu’ancien Marseillais de me faire insulter par des supporters parisiens… Même si je pense qu’ils avaient d’autres choses à faire, comme fêter une qualification en finale (sourire). En revanche, ce n’est pas pour cela que je ne vais pas à Budapest pour la finale. C’est PSG-Arsenal, il vaut mieux avoir Robert Pires qui est à fond pour les Gunners et David Ginola qui est à fond pour le PSG que quelqu’un de neutre, comme moi, sur le plateau. Arsenal est aussi mon ancien club, mais je n’ai pas une relation extraordinaire avec ses supporters (depuis son transfert à Manchester City en 2011)», a-t-il expliqué dans L’Équipe.

Déjà absent lors de la finale entre le PSG et l’Inter Milan la saison dernière, Samir Nasri a révélé la vraie raison de cette situation : «Ce n’est pas la réalité. Malheureusement, juste avant la finale, je m’étais pété le mollet. J’étais entraîneur à la Kings League, j’ai cru que j’avais encore 20 ans, à m’entraîner avec les joueurs, et je m’étais blessé. J’étais en béquilles et on m’avait dit que pour le dispositif à Munich, il fallait monter des escaliers, marcher énormément. Donc je n’avais tout simplement pas pu faire le déplacement».

Des insultes en tribunes, mais une ligne rouge franchie

Habitué aux tensions entre supporters et anciens joueurs, Samir Nasri reconnaît que les critiques font partie du jeu. Mais certains comportements dépassent, selon lui, les limites acceptables. Interrogé sur les incidents survenus lors de la demi-finale, il confirme avoir été pris pour cible. «Je me suis fait insulter par les supporters du PSG lors de la demi-finale à Munich ? Oui, c’est vrai. Mais ça fait partie du jeu en tant qu’ancien Marseillais de me faire insulter par des supporters parisiens… Même si je pense qu’ils avaient d’autres choses à faire, comme fêter une qualification en finale (sourire). (…) Quand j’étais joueur, je me faisais aussi insulter sur les terrains adverses. Moi, ce qui m’a dérangé, c’est qu’ils ont insulté ma mère alors que bon, t’es qualifié pour la finale, célèbre avec tes joueurs ! Ce n’est pas la première fois que je me fais insulter dans un stade et ce ne sera forcément pas la dernière. Et si je m’arrêtais à ça, j’arrêterais de faire de la télé et j’arrêterais d’aller sur les terrains», a-t-il confié.

Samir Nasri justifie sa prolongation à Canal+

Depuis sa retraite sportive en 2021, Samir Nasri s’est imposé comme l’un des consultants les plus directs du paysage médiatique français. Revenu sur sa prolongation avec Canal+, il assume pleinement son choix, même face à des offres plus lucratives. «L’été dernier, vous avez resigné pour cinq ans à Canal+ alors que Ligue 1+ et RMC vous faisaient les yeux doux. Êtes-vous resté pour l’argent ? Ah non, je gagnais plus en signant ailleurs ! C’était surtout la loyauté envers Canal. Cette chaîne m’a mis le pied à l’étrier comme consultant et grâce à cela mon image a changé énormément auprès des gens. Puis on me laisse une place importante dans les émissions, avec la garantie de dire absolument tout ce que je pense. Pour tout ça, j’ai préféré rester», a-t-il expliqué.

Une liberté de parole qu’il revendique également dans son analyse des clubs, y compris le PSG. «Êtes-vous attentif aux mots que vous employez lorsque vous analysez Paris pour éviter les critiques ? Non, je ne contrôle rien, je dis ce que je pense. Si je dois être critique avec le PSG je le suis, si je dois être dithyrambique pareil, ce n’est pas différent d’un autre club. Sur les réseaux sociaux, par exemple, on ne m’a jamais vraiment fait ce reproche. De toute façon, je n’ai de comptes à rendre à personne», affirme-t-il.

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