Marco Materazzi : la confession inattendue de l’Italien sur Zinedine Zidane

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Vingt ans après, la finale de la Coupe du monde 2006 entre la France et l’Italie reste l’une des rencontres les plus marquantes de l’histoire du football. Si le sacre de la Squadra Azzurra à Berlin a offert aux Italiens leur quatrième titre mondial, cette soirée est surtout restée célèbre pour une image qui a fait le tour du monde : le coup de tête de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi.

À l’époque, le capitaine de l’équipe de France vivait les derniers instants de son immense carrière. Après avoir remporté la Coupe du monde 1998, Zidane espérait conclure son aventure internationale par un nouveau sacre. Mais lors de la prolongation face à l’Italie, le scénario a basculé. Expulsé après son geste sur le défenseur italien, il a quitté la pelouse pour la dernière apparition de sa carrière de joueur.

«Si tu veux le maillot, je te le donne après le match»

Vingt ans après cette finale historique, Marco Materazzi a accepté de revenir sur cet épisode devenu légendaire dans un entretien accordé à L’Équipe. L’ancien international italien a d’abord évoqué le déroulement de la rencontre et la stratégie défensive mise en place par la sélection italienne pour contenir les offensives françaises.

«La France a manqué de lucidité pour tenter la passe de plus. Nous, on les forçait justement à tirer de loin car avec (Gianluigi) Buffon, on savait qu’on ne prendrait pas de but, même sur un tir à 250 km/h. « Gigi » claque une tête de Zidane (104e) et je m’engueule avec Gattuso car il ne l’a pas suivi tandis que moi j’étais sur Trezeguet», a raconté l’ancien joueur de l’Inter Milan. Mais le moment le plus attendu de son témoignage concerne évidemment l’échange verbal qui a précédé le fameux coup de tête. Materazzi a livré sa version des faits concernant l’origine de l’altercation avec Zidane.

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«Je ne me serais pas relevé tant qu’il ne serait pas expulsé»

«Je m’appuie sur Zidane quand il y a encore un centre. Lui se vexe et me dit : « Si tu veux le maillot, je te le donne après le match. » Je réponds ce que je lui réponds. Après tout, un des plus célèbres trash-talkers de l’histoire, c’est Michael Jordan, donc bon… Mon avis est que j’ai été provoqué après avoir fait un geste défensif d’expérience. Si Vieira avait fait la même chose sur mon but, je ne me serais pas énervé, je lui aurais dit : « Bravo, tu m’as eu, la prochaine fois je serai plus futé. » C’est le foot, pas le Far West. Le fait de ne pas m’attendre à son coup de boule a été un avantage, car, si je l’avais senti, j’aurais fait un geste de la main par exemple pour le repousser, et je pense que l’arbitre nous aurait expulsés tous les deux. Je n’ai même aucun doute là-dessus. Vu que je ne m’y attendais pas, mon corps n’était pas non plus rigide, donc je ne me suis pas fait mal, car un coup de tête aussi fort aurait pu créer des dégâts physiques. Quand je suis à terre, j’attends qu’il se fasse expulser (110e). Et je vais être sincère, je ne me serais pas relevé tant que ça n’aurait pas été le cas. Personne sur le terrain ne l’avait vu, à part Buffon. Ça pouvait finir à onze contre onze ou à dix contre dix» a expliqué l’ancien international italien.

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