Nommé officiellement sélectionneur de l’équipe de France, Zinédine Zidane a effectué ses premiers pas devant les médias ce mardi. L’ancien entraîneur du Real Madrid a notamment été interrogé sur plusieurs dossiers importants, dont celui du brassard de capitaine porté par Kylian Mbappé depuis 2023.
À 27 ans, avec 106 sélections et 66 buts au compteur, l’attaquant du Real Madrid conservera-t-il son statut de capitaine sous l’ère Zidane ? Le nouveau patron des Bleus n’a pas encore pris de décision et préfère attendre son premier rassemblement en septembre pour échanger avec ses joueurs. «Nous n’avons pas encore échangé avec Kylian. Il doit d’abord se reposer après cette longue saison et la Coupe du monde. Nous aurons l’occasion de discuter avec lui, comme avec l’ensemble des joueurs, au mois de septembre», a expliqué Zidane lors de sa conférence de presse.
«Je suis animé par le jeu»
Très attendu sur son projet sportif, Zinédine Zidane n’a pas souhaité dévoiler tous ses plans, mais il a déjà affiché une philosophie claire basée sur le jeu offensif. «Le style, vous allez le voir bientôt, on aura un point presse en septembre. Je suis animé par le jeu. J’ai été un numéro 10, ce qui m’anime est d’aller marquer des buts. J’ai vécu 25 ans en Espagne, vous savez ce que ça veut dire. J’étais un leader de terrain. Aujourd’hui, je deviens un leader par mon expérience», a déclaré le nouveau sélectionneur.
Pour Zidane, la priorité sera d’abord de créer une relation forte avec son groupe et de transmettre ses idées. Le technicien français estime disposer d’un effectif capable de viser les sommets. «Je ne peux pas vous expliquer comment on va gagner en deux mots. Ce que je sais, le plus important, c’est qu’on a la matière, des joueurs extraordinaires, j’ai une équipe extraordinaire et ça, ce n’est pas rien. Là, il faut que j’atterrisse, que je voie les joueurs, que je leur explique mon projet de jeu. Et ce sera à moi, en tant que leader, de continuer à gagner. Je vais essayer de continuer à faire gagner cette équipe», a-t-il confié.
L’Espagne n’est pas encore la priorité
Alors que l’Espagne apparaît comme l’un des principaux rivaux des Bleus après son sacre mondial, Zidane refuse de se focaliser uniquement sur la Roja. Pour lui, le premier objectif sera le déplacement en Turquie. «Il n’y a pas que celui-là. Quand vous devez gagner, c’est contre toutes les équipes. C’est vrai que l’Espagne est une équipe coriace, je connais bien le foot espagnol. Ce n’est pas la priorité, mon premier match c’est la Turquie, en Turquie. On aura quatre matches en septembre. J’aurai trois semaines avec les joueurs, c’est inédit, et c’est génial pour être avec les joueurs et préparer quelque chose», a-t-il expliqué.
Zidane voulait déjà prendre les commandes des Bleus
Le Ballon d’Or 1998 a également révélé qu’il suivait déjà attentivement l’équipe de France avant sa nomination. Son objectif était clair : succéder à Didier Deschamps. «J’ai regardé l’équipe de France à la fois comme un supporter, mais aussi comme un futur sélectionneur. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai refusé plusieurs propositions de clubs. Après mon expérience au Real Madrid, je me suis dit que je ne voulais que l’équipe de France. J’aurais très bien pu accepter un autre projet pendant que Didier Deschamps était en poste. Mais dès le lendemain de l’annonce de sa décision, j’étais animé par une seule idée : pouvoir être celui qui lui succéderait», a-t-il révélé.


