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Mort de Maradona : le témoignage glaçant sur ses derniers jours

Le procès sur la mort de Diego Maradona continue de livrer des témoignages bouleversants. Ce jeudi, Maximiliano Pomargo, ancien secrétaire personnel de l’idole argentine, a décrit les derniers mois de la vie de la légende du football, évoquant un homme dont l’état de santé s’était fortement dégradé avant son décès en novembre 2020.

Pomargo, qui avait rejoint l’entourage de Maradona en 2016 au sein de l’équipe dirigée par son avocat et représentant Matías Morla, a expliqué qu’il gérait l’ensemble des affaires de l’ancien joueur, «de l’achat d’une paire de baskets jusqu’à la discussion avec le président de la FIFA». Interrogé sur l’état de santé de Maradona quelques semaines avant sa disparition, le secrétaire personnel a livré un témoignage alarmant. «Diego était en chute libre», a-t-il déclaré devant le tribunal, affirmant avoir alerté le médecin personnel du champion du monde 1986, Leopoldo Luque, sur sa consommation excessive d’alcool. «Il buvait beaucoup. Il n’y avait pas de solution. Ce mois-là, on a même évoqué la possibilité de le faire interner de force dans un hôpital psychiatrique», a raconté Pomargo.

Des inquiétudes sur son état physique

Au cours de son audition, Pomargo a également évoqué des problèmes médicaux détectés quelques mois avant la mort de Maradona. En août 2020, des examens auraient révélé des complications au niveau du foie. «J’ai dit à Luque de lui faire peur avec ça, pour qu’il arrête de boire», a-t-il expliqué. Le secrétaire a aussi raconté avoir constaté une importante dégradation physique de l’ancien joueur dans ses derniers jours. «Je le voyais très bouffi et déprimé», a-t-il affirmé, ajoutant avoir alerté Leopoldo Luque et la psychiatre Agustina Cosachov, tous deux poursuivis dans cette affaire.

Concernant une étrange inflammation remarquée sur le corps de Maradona avant son décès, Pomargo a rapporté la réponse du médecin : «Quand je lui ai parlé de l’inflammation, Luque m’a dit que c’était parce que Diego passait trop de temps allongé».
Selon l’autopsie, Diego Maradona est mort d’un «œdème pulmonaire aigu» provoqué par une insuffisance cardiaque chronique aggravée.

Des contradictions sur les soins à domicile

Le témoignage de Pomargo a également soulevé des questions sur la prise en charge médicale de Maradona entre le 11 et le 25 novembre 2020, date de sa mort.
Dans un premier temps, il a assuré ne pas avoir influencé la décision de maintenir l’ancien joueur à domicile, une période considérée comme déterminante par l’accusation. Mais confronté à certains messages, il a reconnu que Maradona refusait une nouvelle hospitalisation. «Diego ne voulait pas être hospitalisé et je n’aurais jamais rien fait contre la volonté de Diego», a-t-il déclaré. Il a par ailleurs affirmé ne pas connaître d’antécédents cardiaques précis, tout en reconnaissant avoir été informé des problèmes de santé de Maradona avant son arrivée dans son entourage.

Le psychologue accuse un manque d’écoute

Lors de cette même audience, Carlos Díaz, psychologue spécialisé dans les addictions et également accusé dans le dossier, a livré sa version des faits. Il estime que ses recommandations n’ont pas été prises en compte. «Mes intentions, mes suggestions, n’ont apparemment pas été bien reçues», a-t-il déclaré. Díaz a expliqué avoir voulu mettre en place un «traitement basé sur l’abstinence» afin d’aider Maradona à lutter contre sa dépendance à l’alcool. Il affirme également que ses propositions médicales avaient été rejetées. «Je n’aurais rien pu faire différemment pour éviter une crise cardiaque ; je n’ai pas ce genre de connaissances», a-t-il ajouté.

Outre Leopoldo Luque et Agustina Cosachov, plusieurs autres personnes sont jugées dans cette affaire pour homicide involontaire avec préméditation : Nancy Forlini, coordinatrice des soins à domicile chez Swiss Medical, le médecin Pedro Di Spagna, le coordinateur infirmier Mariano Perroni, l’infirmier Ricardo Almirón et le psychologue Carlos Díaz. Le procès doit déterminer si des négligences dans la prise en charge médicale de Diego Maradona ont contribué à son décès, survenu le 25 novembre 2020 à l’âge de 60 ans.

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