- mai 25, 2026
- Par 7buts
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Patrick Vieira dévoile le plus grand regret de sa carrière
Passé par les plus grands clubs européens, de AC Milan à Arsenal, en passant par Juventus, Inter Milan et Manchester City, Patrick Vieira a construit une carrière immense, marquée notamment par son titre de champion du monde 1998 avec l’Équipe de France. Pourtant, malgré ce palmarès exceptionnel, l’ancien milieu de terrain nourrit encore aujourd’hui un profond regret : ne jamais avoir porté le maillot du Real Madrid.
Le 1er novembre 2025, Vieira avait décidé de quitter son poste d’entraîneur du Genoa alors que le club occupait la dernière place de Serie A. Une décision forte, prise dans un contexte difficile, qui avait ouvert la voie à l’arrivée de Daniele De Rossi sur le banc italien. Avec du recul, l’ancien capitaine des Bleus estime toutefois qu’il aurait peut-être pu inverser la tendance.
Dans un entretien accordé à La Gazzetta dello Sport, Vieira a affiché son envie de revenir rapidement entraîner en Italie, convaincu d’avoir laissé un travail inachevé. «Sans aucun doute, je souhaite revenir entraîner en Serie A. Je n’ai pas donné le meilleur de moi-même ; j’ai laissé un travail inachevé. Cette fois-ci, je viendrais avec ma famille, notamment ma fille, qui, à 14 ans, mesure 1,79 mètre et joue au volley-ball dans un centre de formation de la Fédération française», a-t-il expliqué.
Vieira encense Chivu et Fàbregas
Toujours attentif au football italien, Vieira a également salué le travail de deux anciens coéquipiers devenus entraîneurs : Cristian Chivu et Cesc Fabregas. «Chivu a gagné parce qu’il est intelligent ; ça se voyait même quand il jouait. Il paraissait introverti, mais il avait de la personnalité », a-t-il confié avant d’évoquer Fàbregas avec une pointe d’humour : «De mon côté, je plaisantais toujours avec Cesc : “Si je quitte Arsenal, c’est de ta faute.” À 17 ans, quand il a commencé avec nous, il n’avait pas le physique, mais il compensait par sa compréhension du jeu. Alors je suis parti : je ne pouvais pas me contenter du banc.»
Mourinho, un respect né avec le temps
Vieira s’est aussi longuement arrêté sur sa relation avec José Mourinho. Malgré plusieurs désaccords lorsqu’ils travaillaient ensemble à l’Inter, l’ancien international français reconnaît aujourd’hui l’importance du technicien portugais dans sa carrière. Évoquant même la possibilité d’un retour de Mourinho au Real Madrid, Vieira estime qu’il possède le profil idéal pour gérer un vestiaire rempli de stars. «Il pourrait être l’homme de la situation ; il sait comment gérer des champions. Nous n’avons pas toujours été en bons termes, mais avec le temps, j’ai compris qu’il avait raison. Il m’a dit ce que je ne voulais pas entendre.», a-t-il assuré.
L’ancien milieu a ensuite raconté une anecdote marquante datant d’un match entre Manchester United et l’Inter en mars 2009. Aligné malgré un retour de blessure, Vieira avait été remplacé dès la mi-temps après une erreur sur un but de Nemanja Vidic. «Laissez-moi vous raconter une anecdote. Mars 2009, Manchester United-Inter. Je revenais de blessure, et Mourinho m’a dit : «J’ai besoin de toi dans le onze de départ ; tu joueras 60 minutes.» Quatre minutes plus tard, j’ai perdu Vidic de vue, qui a marqué, et à la mi-temps, j’ai vu les changements sur le tableau blanc : moi dehors, Muntari dedans. Le lendemain, je suis allé le voir dans son bureau ; je n’avais pas tenu ma promesse des 60 minutes. Et il m’a dit : “Tu n’as pas bien joué ; je dois faire ce qui est le mieux pour l’équipe.” Aujourd’hui, en tant qu’entraîneur, je peux dire qu’il avait raison», a reconnu Vieira.
Le Real Madrid, le grand rendez-vous manqué
Mais le passage le plus fort de l’entretien reste sans doute celui consacré à son plus grand regret. Vieira a d’abord évoqué son absence de la Coupe du monde 2010 avec la France, conséquence notamment de son faible temps de jeu sous Mourinho. Cependant, son véritable regret concerne le Real Madrid, qui avait tenté à plusieurs reprises de le recruter durant ses années à Arsenal. «Je voulais participer à la Coupe du monde 2010 avec la France, et je ne jouais pas beaucoup sous les ordres de Mourinho. De toute façon, je n’y suis pas allé, mais je devais essayer ; je ne me le serais jamais pardonné. Je n’ai qu’un seul regret dans le football : ne pas être allé au Real Madrid. Ils me l’ont proposé quatre années de suite, alors que j’étais à Arsenal. La dernière année, j’ai dit oui ; tous les accords étaient prêts, mais j’ai hésité. J’aimais trop Arsenal.», a-t-il révélé. Une hésitation que Florentino Pérez n’a jamais oubliée. «Quand je suis allé à Madrid comme ambassadeur de Manchester City, Florentino Pérez m’a dit : “Tu étais le seul joueur à avoir refusé le Real Madrid.”»