- juin 8, 2026
- Par Gontrand Dagbeto
- 9 h
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Pep Guardiola : les confessions choc
Le départ de Pep Guardiola de Manchester City marque la fin d’une décennie exceptionnelle pour le club anglais. Mais selon le président des Citizens, Khaldoon Al Mubarak, cette séparation n’a rien de totalement inattendu. L’homme fort du club est revenu en détail sur la relation particulière qu’il entretenait avec l’entraîneur catalan, évoquant même ses nombreuses envies de départ au fil des années.
Dans une série de confidences, Khaldoon Al Mubarak a décrit un Pep Guardiola régulièrement traversé par le doute au cours de son long mandat à Manchester City. Une situation récurrente que le dirigeant dit avoir appris à gérer avec le temps. «Je ne sais pas s’il l’admettra, mais je me considère comme son psychiatre», a-t-il expliqué. «J’ai dû l’aider au fil des ans. Pas dans les bons moments, les bons moments sont faciles, c’est toujours la partie difficile qui pose problème», a-t-il ajouté. Le président de City insiste sur les nombreux épisodes de tension et de réflexion autour de l’avenir de son entraîneur : «Et inévitablement, au cours de ces 10 dernières années, nous avons connu beaucoup de hauts et quelques bas. Et dans les moments difficiles, il a dû démissionner une centaine de fois, pour la petite histoire.»
Pour illustrer ces hésitations répétées, Al Mubarak a utilisé une métaphore devenue centrale dans son récit. «Il y a l’histoire du garçon qui criait au loup. Dans le cas de Pep, quand il dit «j’abandonne», ça ne veut pas dire qu’il abandonne vraiment. Il ne faut pas prendre ça trop au sérieux ; il faut le gérer. J’ai toujours eu une compréhension très claire avec Pep, grâce à cette analogie avec le garçon qui criait au loup», a-t-il poursuivi.
Le dirigeant affirme avoir, à chaque fois, réussi à convaincre Guardiola de poursuivre l’aventure, estimant que ces phases de doute faisaient partie du fonctionnement du technicien catalan. «À chaque fois qu’il démissionne ou qu’il pense que le moment est venu, je le convaincrai toujours de revenir, jusqu’au moment où je saurai que c’est vraiment le bon moment, le moment où Pep décidera vraiment que c’est le bon moment. Il y a des moments qui ne sont pas réels et où il a réellement besoin de quelqu’un pour le ramener à la réalité. Et il y aurait toujours eu un moment où tout serait réel.», a-t-il expliqué.
Cette fois, la rupture était réelle
Mais selon Al Mubarak, la situation a été différente cette année. Contrairement aux précédentes hésitations, il dit avoir immédiatement compris que Guardiola était cette fois réellement décidé à partir. «Nous avons atteint ce point [cette année]. Je le savais et c’est pourquoi je n’ai pas résisté. Pendant toutes ces années, je me suis toujours battue contre cela et je l’ai toujours ramené parce que je savais que c’était toujours la solution. Mais dans ce cas précis, je pense qu’il le savait et je savais qu’il le savait et c’est pourquoi c’était la bonne chose à faire pour lui, c’était naturel. Et je vous assure que je n’ai absolument pas protesté, car je savais que cette fois, il était vraiment sérieux», a-t-il confié. Au-delà du départ, le président de Manchester City a tenu à saluer l’impact historique de son entraîneur sur le football anglais. «Pep a transformé le football anglais. Son influence sur le jeu est indéniable. Il a marqué ce championnat de son empreinte. Peu d’entraîneurs arrivent et changent non seulement une équipe, mais toute une ligue. Pep l’a fait», a-t-il souligné.
Alors que City prépare désormais l’après-Guardiola, la direction travaille déjà sur la succession. Le nom d’Enzo Maresca revient avec insistance pour prendre le relais, dans un projet qui reste fidèle à l’ambition du club. «C’est un club qui est conçu pour gagner», a rappelé Al Mubarak. «Ce que Pep nous a apporté nous a permis de franchir un cap, et nous lui sommes extrêmement reconnaissants pour ce qu’il a contribué à bâtir ici. Nous avons mené un processus très réfléchi et structuré, et l’équipe est convaincue et je le suis aussi, soyez-en assurés que nous recruterons le bon entraîneur pour ce club. En été, nous savons exactement ce que nous voulons faire, nous savons exactement qui nous ciblons et nous allons mener nos affaires avec la plus grande efficacité et la plus grande rapidité possible»