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Real Madrid : Enrique Riquelme attaque Florentino Pérez et promet une révolution en cas d’élection

La campagne présidentielle s’intensifie autour du Real Madrid. Le candidat Enrique Riquelme, entrepreneur espagnol de 38 ans, a lancé une offensive frontale contre le président sortant Florentino Pérez, tout en dévoilant les grandes lignes d’un projet ambitieux mêlant réforme institutionnelle, révolution sportive et changement profond de gouvernance.

Dans un contexte où Florentino Pérez reste solidement installé à la tête du club depuis plus de vingt ans (hors interruption au début des années 2000), Enrique Riquelme entend incarner une alternative radicale. L’homme d’affaires, qui a bâti sa fortune dans les énergies renouvelables au Mexique via le groupe Cox, affirme avoir franchi toutes les étapes administratives nécessaires pour se présenter à la présidence du Real Madrid. Son profil, jugé moderne et technocratique, contraste fortement avec celui du dirigeant actuel. Riquelme met en avant une vision basée sur la data, l’intelligence artificielle et une restructuration profonde des méthodes de travail internes du club.

«Redonner une identité espagnole au Real Madrid»

Parmi les axes majeurs de son projet, le candidat insiste sur la nécessité de renforcer l’identité nationale du club. Il regrette notamment l’absence de joueurs madrilènes dans les dernières listes de la sélection espagnole. «Nous avons finalisé le contrat de l’entraîneur avant d’annoncer ma candidature, qui est déjà sous contrat avec une équipe. J’ai un directeur sportif pour le Real Madrid. Si je suis élu président, il y aura un joueur du Real Madrid qui aura disputé la Coupe du Monde avec l’Espagne», a-t-il déclaré. Il va plus loin en évoquant la Coupe du monde : «Aucun joueur du Real Madrid ne jouera la Coupe du Monde avec l’Espagne, et en tant que Madridista, je suis anéanti. Ça me fait mal. Qui les enfants des Madridistas, les Madridistas eux-mêmes, les membres du club supporteront-ils ? Quel maillot porteront-ils à la Coupe du Monde ? Celui de Lamine Yamal. J’espère vraiment que nous pourrons régler ce problème si je suis élu président.»

Un programme offensif et structuré

Riquelme souhaite également instaurer un changement structurel majeur : la création d’un poste de directeur sportif, absent actuellement au sein du club. Il promet aussi une organisation plus moderne, fondée sur la transparence et une meilleure répartition des responsabilités entre direction et staff technique. Invité sur El Partidazo de COPE, il a insisté sur la nécessité de réformer les statuts du club et de limiter certaines pratiques internes qu’il juge opaques.

«Sans aucun doute, le vote par correspondance m’inquiète davantage que Florentino Pérez. Mourinho ? Je pense qu’il est inadmissible d’engager quelqu’un en pleine campagne électorale, forçant ainsi le club à le faire. Si vous recrutez quelqu’un en pleine période électorale, et que des restrictions sont imposées quant à la prise en charge des frais par le club, je trouverais cela excellent. Dès jeudi, nous commencerons par le volet sportif et annoncerons progressivement les noms. C’est la seule présidence au monde où le candidat doit présenter près de 200 millions d’euros. Si je suis élu président, je proposerai une modification des statuts afin d’instaurer plus de transparence au sein du club. Certaines décisions ne sont pas prises avec la transparence requise», a-t-il expliqué.

Une charge directe contre Florentino Pérez

Dans un entretien accordé à The Athletic, Enrique Riquelme a durci encore davantage le ton, accusant indirectement le système actuel de concentration du pouvoir autour du président du club. «Pourquoi la privatisation du club, ainsi que celle de la Super League et de nombreux autres sujets, est-elle entre les mains d’une personne très proche de lui, quelqu’un qui est récemment devenu membre en court-circuitant toutes les listes d’attente ? Pourquoi une personne ayant autant de pouvoir se trouve-t-elle aux côtés du président, sans occuper aucune fonction officielle et qui, de surcroît, est impliquée dans la plupart des opérations du club ? Pourquoi le Real Madrid cesserait-il d’appartenir à ses membres ? Le club est-il vraiment dans une situation financière si précaire que cela soit nécessaire ?», a-t-il lancé, remettant en cause certaines orientations stratégiques du mandat actuel. Il assure également qu’en cas d’élection, il refusera toute idée de privatisation : «En réalité, la privatisation sert de prétexte pour justifier une modification des statuts. Ce que je peux affirmer avec certitude, c’est que je ne mettrai jamais en œuvre l’idée de privatiser le club, car c’est tout simplement inutile. Le Real Madrid pourrait réduire ses coûts directement de 130 à 140 millions d’euros sans aucun problème»

7buts

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