- mai 22, 2026
- Par Olive Idohou
- 1 h
- 0 Comments
Robert Lewandowski en Arabie saoudite : la prédiction forte…
Dans une interview accordée à SPORT, Jonathan Soriano, ancien joueur du FC Barcelone et d’Al Hilal, s’est exprimé sur la possible arrivée de Robert Lewandowski en Arabie saoudite. Entre analyse du championnat, témoignage personnel et projection sur le cas du Polonais, l’Espagnol livre un regard direct sur un environnement qu’il connaît de l’intérieur.
Jonathan Soriano a d’abord rappelé son expérience à Al Hilal, club majeur du football saoudien. «C’était une époque où l’Arabie saoudite n’avait pas encore atteint une telle popularité et où les joueurs étrangers commençaient à peine à apparaître. Aujourd’hui, c’est devenu plus sérieux ; c’était un très grand club. Quand on allait dans d’autres stades, la différence était flagrante. Ils jouaient en Ligue des champions de l’AFC et, comparés aux autres équipes, il y avait un fossé énorme.» L’ancien attaquant du Barça insiste également sur l’aura du club dans la région : «Oui, c’était flagrant dans toute la région. On allait au Qatar, en Égypte, à Dubaï… et on était l’équipe la plus suivie à l’extérieur. On changeait de pays et il y avait plein de supporters d’Al Hilal qui vivaient à l’étranger et qui nous suivaient.»
Une adaptation exigeante en Arabie saoudite
Soriano a évoqué également les conditions de vie et d’adaptation dans le pays. «C’est une culture différente. Avant, par exemple, j’étais en Autriche où les gens sont plus réservés, moins enclins à plaisanter qu’ici, très européens. Les Arabes sont musulmans et pratiquent la prière avec beaucoup de rigueur. Si c’était l’heure de la prière, l’entraînement était interrompu, retardé ou reporté. Quand on allait dans les centres commerciaux, on vous remarquait si vous portiez un short. Il y avait une police religieuse, les femmes devaient porter des robes longues. J’étais avec ma femme et mes trois filles, et tout était plus inhabituel. Il faut s’adapter.» Il précise aussi les conditions de vie des joueurs étrangers. «Oui, ce sont des résidences sécurisées pour étrangers qui peuvent y vivre normalement. On y trouve tout ce qu’il faut : salles de sport, magasins, restaurants… C’est un quartier très délimité. Si on part, il faut s’adapter au nouveau mode de vie. À mon époque, je pense que c’était plus difficile pour les femmes. Bien sûr, quand la chaleur arrive, on ne fait rien de la journée ; la vie est nocturne, et pendant le Ramadan, il y a des règles spécifiques. Il faut s’adapter», conseille-t-il.
Le quotidien personnel de Soriano
Sur son rythme de vie, l’ancien joueur décrit un quotidien très particulier. «Il fallait s’entraîner à 22 h à cause de la chaleur, on rentrait tôt le matin, et ensuite je devais être père, emmener les filles à l’école, être avec ma femme. Pour eux, c’est l’inverse. Les Arabes vivent la nuit, ils sortent dîner, boire un verre, et se lèvent à 3 h. Quand l’été arrivait, c’était compliqué.» Il évoque aussi son départ du club. «Jorge Jesus m’a appelé. J’ai eu la malchance de tomber sur une période institutionnelle très difficile. Je suis arrivé le 2 janvier et, le 30, ils ont limogé l’entraîneur. Il y a eu des désaccords au moment où la Ligue des Champions commençait, alors qu’il y avait une année civile, et le nouvel entraîneur m’a dit qu’il voulait d’autres joueurs. Je lui ai demandé de me laisser terminer la saison jusqu’en juin, et je suis parti. Je ne voulais pas rester là où je n’étais pas désiré, alors je suis rentré chez moi» a-t-il raconté.
Lewandowski face au défi saoudien
Soriano n’a pas oublié d’aborder un éventuel transfert de Robert Lewandowski en Arabie Saoudite. «C’est une décision complexe. La situation du Barça a dû lui faire comprendre qu’il n’était qu’une solution de repli, et sa décision est tout à fait respectable. Il a fait un effort considérable pour venir au Barça. Compte tenu de son âge et de son ancienneté, il a fait sa part. Il a tout donné pour le Barça. S’il veut signer un dernier gros contrat, je comprends. Je ne me mets pas à sa place, mais la carrière d’un footballeur est courte et chacun sait ce qu’il veut. S’il le fait à 38 ans, c’est logique : deux ans de plus et il peut continuer à jouer en championnat saoudien.» Il estime également que l’adaptation ne serait pas un problème. «Non, je ne pense pas. À chaque fois qu’il a changé de club, du Borussia au Bayern, du Bayern au Barça, il était au sommet de sa forme. Où qu’il aille, on ne s’attendra peut-être pas aux mêmes chiffres qu’avant, mais il sera un atout majeur, tout comme Cristiano, Benzema et Lewandowski. Il attire les foules en championnat saoudien. Il ne jouera peut-être pas au même niveau qu’à ses débuts au Barça, mais avec ses capacités actuelles, il peut beaucoup apporter.»
L’autre chose : «Il ne passera pas inaperçu. Il sera scruté de près. Al Hilal est une équipe qui vise la Ligue des champions de l’AFC, le titre de champion national, et tous les titres. Lewandowski devra faire face à de grandes attentes dans l’un des plus grands clubs d’Asie. C’est une motivation supplémentaire pour remporter des titres ; je ne sais pas comment ils vont gérer autant de joueurs talentueux. C’est toute la beauté de l’Arabie saoudite : recruter autant de superstars.»