Kaka révèle la terrible crise vécue après son échec au Real Madrid

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Ancien Ballon d’Or et légende du football brésilien, Kaká a livré un témoignage sincère sur son passage au Real Madrid. Invité du podcast de Rio Ferdinand, l’ancien meneur de jeu a reconnu que son aventure madrilène n’avait pas répondu aux immenses attentes placées en lui lors de son arrivée en 2009.

Recruté pour environ 67 millions d’euros après avoir remporté la Ligue des champions et le Ballon d’Or en 2007 avec l’AC Milan, Kaka débarquait à Madrid avec le statut de superstar. Aux côtés de Cristiano Ronaldo, Karim Benzema ou encore Xabi Alonso, il devait incarner le nouveau projet galactique du club espagnol. Mais entre blessures, concurrence féroce et choix tactiques de José Mourinho, le Brésilien n’a jamais réussi à retrouver son meilleur niveau.

«Je suis en tête avec Hazard parmi les pires recrues»

Kaka reconnaît aujourd’hui que son passage au Real Madrid a été loin des ambitions initiales. «Mon expérience au Real Madrid a été très enrichissante. Il y a eu des aspects personnels et professionnels. Je suis arrivé de Milan en tant que meilleur joueur, et si vous regardez aujourd’hui les pires recrues du Real Madrid, je suis en tête, avec Hazard. C’est flagrant, Kaka et Hazard. Mes problèmes à Madrid étaient, premièrement, les blessures, et deuxièmement, les choix de l’entraîneur. Mourinho préférait d’autres joueurs : Özil, Di María, Benzema, Cristiano… Et moi, j’étais là. On se battait tous pour deux places de titulaire. Il a opté pour d’autres joueurs. Cette période a été cruciale pour moi, car j’ai tout fait pour lui prouver que je pouvais jouer davantage et être plus régulier. Parallèlement, je traversais une crise d’identité», a-t-il confié.

«Qui suis-je : le meilleur joueur du monde ou une mauvaise recrue ?»

Au-delà des difficultés sportives, Kaka révèle avoir traversé une véritable crise personnelle durant ses années madrilènes. «Qui suis-je : le meilleur joueur du monde ou l’une des pires recrues du Real Madrid ces dernières années ? Je me suis posé la question. La foi a joué un rôle primordial. Je n’étais ni le meilleur joueur du monde, ni l’une des pires recrues du Real Madrid. J’étais un enfant de Dieu. Ma foi définissait mon identité. Dieu m’aimait en toutes circonstances. J’ai bien joué à Milan et Dieu m’a béni. Si je n’ai pas été à la hauteur à Madrid, si je n’ai pas pu maîtriser le résultat, Dieu était toujours avec moi et j’ai été béni. Sur le plan émotionnel et personnel, tout était là pendant ces quatre années. Ce fut une période incroyable», a-t-il ajouté.

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Un accident qui aurait pu briser sa carrière

Kaká est également revenu sur un moment décisif de sa jeunesse. À 18 ans, un grave accident à la piscine aurait pu mettre fin à ses rêves de devenir footballeur professionnel. «J’ai grandi dans une famille chrétienne. Mes parents m’ont toujours parlé de Dieu. À 18 ans, j’ai eu un terrible accident à la piscine. Je me suis cogné la tête contre le fond. Ma nuque s’est tordue et fracturée. C’était en octobre 2000, et j’ai porté une minerve pendant deux mois. C’était très dur. Je rêvais de devenir professionnel, et les médecins m’ont dit qu’ils ne savaient pas si je pourrais rejouer un jour. Ce n’est pas cet accident qui m’a fait changer de croyance ; j’avais déjà la foi. Mais à ce moment-là, j’ai vécu une expérience spirituelle intense. Deux mois plus tard, j’ai pu intégrer l’équipe première de São Paulo. L’entraîneur avait demandé des jeunes, et comme j’étais remplaçant, j’ai rejoint l’équipe première puisque les moins de 20 ans jouaient. J’ai participé au match de l’équipe première, j’ai très bien joué, et l’entraîneur m’a gardé dans l’équipe. Je suis devenu professionnel. En deux mois, c’était un miracle. Ma foi et ma famille ont été essentielles», a-t-il raconté.

«Je ne dirai jamais du mal du Real Madrid»

Malgré un passage sportif compliqué, Kaka garde une relation très positive avec le club madrilène et Florentino Pérez. «J’adore revoir Florentino, les joueurs et le staff qui sont encore là, et voir que les portes sont toujours ouvertes. À chaque fois qu’ils me voient, ils me disent : « C’est ton club, c’est formidable de t’avoir parmi nous. » Le jour de mon départ du Real Madrid, Florentino m’a convoqué dans son bureau et m’a dit : « Écoute, ça ne s’est pas passé comme on l’espérait, mais je suis très heureux que tu aies joué pour nous. Tu as toujours été professionnel et intègre. Tu n’as jamais dit de mal de l’entraîneur, du club ou de qui que ce soit ici. » Je n’ai jamais rien dit, et vous ne me verrez jamais dire du mal du club ou de l’entraîneur. J’ai dû traverser cette épreuve. Je suis très heureux de qui je suis aujourd’hui, et c’est en partie grâce à cette période», a-t-il conclu.

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