La guerre des mots entre Javier Tebas et Florentino Pérez est loin d’être terminée. Quelques heures après le communiqué du Real Madrid saluant le retrait par la FIFA de son projet de vendre une partie des droits commerciaux de ses compétitions, tout en critiquant l’accord conclu entre LaLiga et le fonds CVC, le président de la Ligue espagnole a répliqué avec une rare virulence.
Sur les réseaux sociaux, Javier Tebas a publié un long message au ton particulièrement acerbe, visant directement Florentino Pérez, son entourage et même la banque américaine J.P. Morgan, déjà associée au projet de Superligue européenne.
Tebas interpelle Florentino Pérez et son entourage
Dans un message intitulé «Un être pas si merveilleux», en référence ironique au président madrilène, Javier Tebas s’est interrogé sur le rôle joué par plusieurs proches du Real Madrid. «Au passage, pourquoi la réponse a-t-elle mis tout ce temps ? Que faisait Anas à New York durant la semaine de la finale ? Et est-ce un hasard que la banque J.P. Morgan soit elle aussi impliquée dans cette opération, comme cela a été le cas avec la Superligue ?», a lancé le patron de LaLiga, faisant référence au conseiller financier du Real Madrid, Anas El Ghari, ainsi qu’à la banque américaine qui avait soutenu le projet de Superligue.
«Une duplicité flagrante»
Javier Tebas a ensuite rejeté les critiques formulées par le Real Madrid concernant l’accord signé entre LaLiga et CVC. Selon lui, chaque club était libre d’y adhérer ou non, sans aucune contrainte. Le dirigeant espagnol dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans le discours du club madrilène. «Le principe semble simple : lorsque le Real Madrid décide librement d’adhérer, c’est considéré comme une modernisation et une stratégie financière ; mais lorsque d’autres clubs décident librement d’adhérer, c’est considéré comme un fardeau.»
«Une obsession maladive»
Le président de LaLiga n’a pas manqué de rappeler les nombreuses procédures judiciaires engagées par le Real Madrid contre son organisation. «Quelle obsession pour la Ligue espagnole ! Cela vient peut-être du fait de perdre les procès et les plaintes les uns après les autres, année après année, et de déposer des plaintes qui n’ont même pas réussi à faire tomber le président de la Ligue.» Dans la dernière partie de son intervention, Tebas a remis en cause la légitimité de Florentino Pérez à donner des leçons sur l’avenir du football. «L’être non supérieur n’a plus une grande crédibilité pour donner des leçons sur l’avenir du football», a-t-il affirmé, avant de conclure avec une pique sur l’échec de la Superligue : «Vous souvenez-vous du temps où la Superligue était censée nous sauver parce que le football était en faillite ? Quelle vision !»


