Javier Tebas détruit la FIFA et réclame le départ de Gianni Infantino

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Le conflit entre Javier Tebas et Gianni Infantino prend une nouvelle ampleur. Le président de La Liga a vivement critiqué la gestion de la FIFA par son dirigeant, dénonçant notamment le projet d’une Coupe du monde à 64 équipes et accusant l’instance mondiale de prendre des décisions sans penser aux joueurs ni aux championnats nationaux.

Dans une longue interview accordée à La Gazzetta dello Sport, Javier Tebas n’a pas caché son mécontentement envers le président de la FIFA. Le patron du football espagnol estime que Gianni Infantino agit davantage dans l’intérêt de l’institution que dans celui du football. «Infantino ne s’intéresse pas au football, mais il a le soutien des fédérations car personne n’ose le défier», a lâché Javier Tebas. Le dirigeant espagnol a ensuite poursuivi ses critiques contre la FIFA et sa manière de gérer ses compétitions. «La FIFA organise les choses comme elle l’entend, pour ce qu’elle veut et selon ses propres intérêts, certainement pas pour le football. Par conséquent, si elle a besoin d’une pause de 27 minutes, elle l’accordera !», a-t-il déclaré.

Tebas critique la Coupe du monde à 64 équipes

Les propos de Javier Tebas interviennent après l’annonce liée à la Coupe du monde 2030 et la possibilité d’une édition réunissant 64 sélections pour célébrer le centenaire de la compétition. Une idée qui ne convainc pas le président de La Liga, inquiet des conséquences sur les joueurs. Selon lui, les calendriers sont déjà trop chargés et une nouvelle expansion du Mondial représente un danger pour le football de clubs.

«Ce sont les compétitions nationales qui font vivre le football. La FIFA est en train de détruire toute l’industrie du football, celle qui génère des dizaines de milliers d’emplois pour un événement qui dure 40 jours et auquel participe une minorité de joueurs», a-t-il affirmé. «Les meilleurs footballeurs y parviennent ? Bien sûr, mais ils évoluent aussi dans nos championnats. Il nous faut moins d’équipes nationales et une meilleure protection du football national à tous les niveaux. Ils ne s’en rendent absolument pas compte et prennent des décisions irresponsables !», a ajouté le président de La Liga.

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Les pauses hydratation et l’affaire Balogun dans le viseur

Javier Tebas a également dénoncé certaines décisions prises lors de la Coupe du monde 2026, notamment concernant les pauses hydratation. «Les pauses hydratation, c’est du pipeau. On en a en Liga, mais seulement quand il fait très chaud. Ici, à Dallas, Los Angeles et Atlanta, les terrains étaient climatisés. J’ai dû enfiler un maillot dans les tribunes. C’était un mensonge, un coup de pub. Et puis, il y a eu l’affaire Balogun», a-t-il expliqué. Pour lui, ces exemples illustrent un problème plus profond dans la gouvernance du football mondial. «Cela démontre que nous sommes gouvernés par une institution qui fait et décide de ce qu’elle veut, comme elle le veut et quand elle le veut, en ne poursuivant que ses propres intérêts sans penser à – et encore moins consulter – le reste du football. Et, dans de nombreux cas, elle agit au détriment du football», a-t-il dénoncé.

«Le système est malade jusqu’à la moelle»

Interrogé sur une éventuelle opposition à Gianni Infantino, Javier Tebas estime qu’un changement à la tête de la FIFA reste difficile en raison du fonctionnement actuel de l’organisation. «C’est difficile car il y a des complices actifs au sein du système qui collaborent à ce type de décisions, ainsi que d’autres complices passifs qui restent silencieux, ne le signalent pas et ne font rien pour empêcher que certaines choses ne se reproduisent», a-t-il regretté.

Le président de La Liga a également évoqué l’affaire concernant le joueur américain Folarin Balogun. «Ils critiquent le système dans les bars, les cafés ou au téléphone lors de conversations privées, mais ils ne font rien pour y mettre fin. La suspension du joueur américain est une affaire extrêmement grave», a-t-il déclaré. «Ils ont eu de la chance que la Belgique élimine les États-Unis, sinon cela aurait provoqué un scandale bien plus important, qui aurait pu coûter son poste à Gianni Infantino. Une fois la Belgique victorieuse, ils ont réussi à étouffer l’affaire… Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg», a-t-il ajouté.

Tebas réclame le départ d’Infantino

Javier Tebas estime désormais que le président de la FIFA devrait quitter ses fonctions. «À mon avis, oui, je pense que son heure est venue ! Mais il a le soutien du système, des fédérations. Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire. Il n’y a pas de candidat d’opposition, personne ne veut perdre. Voilà le système, et il est malade jusqu’à la moelle. Il ne devrait pas rester, mais la situation actuelle fait qu’il ne partira pas», a-t-il affirmé.

Avant de conclure par une nouvelle attaque contre les dirigeants du football mondial : «Ces derniers temps, en Amérique, j’entends tellement de gens s’opposer à Infantino, désapprouver ses méthodes. Ils parlent, mais n’agissent pas. Je ne sais pas ce qui est pire, le silence ou la complicité, car ceux qui se taisent sont parfaitement conscients des dégâts que subit le football», a conclu Javier Tebas.

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