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Knysna 2010 : les nouvelles révélations sur le naufrage des Bleus

Seize ans après, la Coupe du monde 2010 reste l’un des plus grands traumatismes de l’histoire de l’Équipe de France. Entre tensions internes, choix contestés et gestion humaine catastrophique, le séjour des Bleus en Afrique du Sud a rapidement viré au cauchemar. Dans un entretien accordé au média Carré, Gaël Clichy et le journaliste Raphaël Domenach sont revenus sans détour sur les coulisses de ce fiasco historique.

Vice-championne du monde après la finale perdue contre l’Italie lors de la Coupe du monde de la FIFA 2006, la France abordait pourtant le Mondial sud-africain avec de grandes ambitions. Mais dès les premiers jours de compétition, les tensions internes sont apparues au grand jour. Après un match nul décevant face à l’Uruguay, les Bleus se sont ensuite inclinés contre le Mexique avant de sombrer définitivement dans le chaos avec l’affaire Affaire de Knysna. L’exclusion de Nicolas Anelka après son altercation avec Raymond Domenech avait provoqué la célèbre grève de l’entraînement menée par les joueurs.

Pour Gaël Clichy, l’une des premières erreurs majeures concerne la gestion du brassard de capitaine et le traitement réservé à Thierry Henry. «Quel est le problème à Knysna ? Déjà, tu as ton capitaine, un joueur qui est non seulement important pour la nation, mais dans le football mondial. On lui retire quelque part cette autorité à Thierry Henry», explique l’ancien défenseur d’Arsenal FC.

Selon lui, la manière dont le statut de Thierry Henry a été géré a fragilisé l’équilibre du groupe avant même le début de la compétition. «Tu le fais comme tu le fais, je pense qu’il y a des choses qui se font et d’autres qui se font différemment. Quand tu pars là-dedans… J’ose imaginer que si Thierry avait toujours été le visage autoritaire de cette équipe, ça aurait pu se passer différemment. Je le pense sincèrement», affirme Clichy.

De son côté, Raphaël Domenach a révélé un autre élément important concernant la gestion de Nicolas Anelka durant le tournoi. Selon le journaliste, l’attaquant de Chelsea FC aurait clairement averti Raymond Domenech avant le match contre le Mexique. «Raymond Domenech est prêt à ne pas emmener Thierry Henry à la Coupe du monde comme il n’est pas sûr de le mettre titulaire. Il se dit : “olala, soit il va me foutre le bordel soit ce n’est pas respectueux pour lui”. Et Titi lui dit : “non, je suis Français”. Le mal est déjà fait», raconte Domenach. Mais le problème concernait également le positionnement de Nicolas Anelka à la pointe de l’attaque. «Il est aussi fait avec Nico Anelka. Je sais qu’il va voir Nicolas Anelka et qu’il dit au sélectionneur : ‘moi, tout seul devant, ça le fait pas. Autrement avec plaisir, mais tout seul devant ça ne le fait pas’. Et il le met tout seul devant», poursuit le journaliste.

Gontrand Dagbeto

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