- juin 23, 2026
- Par 7buts
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La sortie qui fait trembler le cas Cristiano Ronaldo
La situation de Cristiano Ronaldo continue de faire débat outre-Manche après le match nul décevant du Portugal face à la RD Congo (1-1) pour son entrée en Coupe du monde. Alors que le capitaine portugais est attendu au tournant, les critiques sur son rendement et son rôle dans l’équipe se multiplient. Invité sur talkSPORT, l’ancien international irlandais Tony Cascarino n’a pas mâché ses mots.
«Je ne vois pas le Portugal gagner la Coupe du monde, ni même s’en approcher, avec Ronaldo là-bas, qui n’est pas… Enfin, il n’a pas touché le ballon, il n’a gagné aucun duel aérien, il s’est caché derrière deux défenseurs. Littéralement, derrière deux défenseurs centraux, tout le temps», a-t-il lancé. Le consultant estime même que la suite pourrait être décisive pour la star portugaise. «Il doit marquer contre l’Ouzbékistan demain, je pense, car il risque de ne plus être dans l’équipe après ça. Il pourrait même ne pas être sur le terrain demain soir», a-t-il averti. Il a également répondu aux discours médiatiques autour du joueur, notamment ceux de Piers Morgan : «Il n’est pas sincère. N’importe qui peut être honnête, n’importe quel joueur qui a joué avec lui. Quelqu’un comme Wayne Rooney, qui a pris la parole, et d’autres aussi. Je pense qu’au fond, secrètement, nous pensons tous : « Il ne peut pas jouer. Maintenant, il ne peut plus jouer »».
«Cristiano Ronaldo a été très mauvais»
Dans le même sens, le journaliste anglais Andy Brassel a lui aussi critiqué la prestation du Portugais. «Ce n’est pas seulement le fait qu’il n’ait pas marqué lors du premier match. Cristiano Ronaldo a été très mauvais lors de ce premier match contre la République démocratique du Congo», a-t-il déclaré. Il a comparé son impact à celui d’autres attaquants du tournoi : «Si on regarde les choses sous un autre angle, Cédric Bakambu n’est certes pas un prodige de la vitesse, il a 35 ans, mais il a su se mettre en position de marquer. Il n’a pas su concrétiser ses occasions, mais il s’est montré utile même lorsqu’il n’était pas impliqué dans le jeu. Il a très bien conservé le ballon en pointe, a mis la défense adverse à rude épreuve et a accompli les tâches fondamentales d’un attaquant. C’est un détail pour eux.». Brassel a également évoqué la situation de Gonçalo Ramos : «Je pense que le fait que Gonçalo Ramos n’ait pas joué ces deux dernières années, puisqu’il était remplaçant au PSG, a été un problème».
Un débat qui dépasse le terrain
Pour le journaliste, le cas Ronaldo ne peut pas être réduit à ses performances. «Parfois, on considère tout ça comme de simples fans de foot, et c’est normal. On est tous entrés dans ce milieu pour une raison ou une autre, mais la vérité, c’est que si on pense que la présence de Ronaldo dans l’équipe n’a d’autre utilité que le football… on ne peut pas partir de là. On peut penser que ce n’est que du football, mais la réalité, c’est que ces vingt dernières années, Ronaldo a été une véritable icône en termes d’image…», a-t-il expliqué. Il insiste sur l’impact global du joueur. «Cristiano Ronaldo donne tellement d’argent à la Fédération portugaise de football… On dira que ça n’a aucune importance sur le terrain, mais c’est faux», a-t-il ajouté.
Selon lui, la dimension commerciale et médiatique est immense. «On dira que ça n’a aucune importance sur le terrain, mais c’est faux. J’étais à ce match à Houston, entre le Portugal et la République démocratique du Congo, et je ne me souviens pas avoir vu autant de spectateurs porter le même maillot d’un joueur en particulier. Ce qu’il représente pour eux, commercialement et en termes de notoriété, est énorme», souligne-t-il. Face à cette situation, la Fédération portugaise de football doit trancher entre deux logiques. «Le Portugal devra un jour tourner la page Cristiano Ronaldo et simplement devenir une très bonne équipe… Certes, il peut les aider à gagner des titres, mais je pense que c’est à la FPF d’en décider», conclut le journaliste.
